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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:15
  • Le mois du ramadan est un mois de jeûne et de spiritualité, mais les pratiques réelles qui l'accompagnent s'éloignent de ce principe. Dans ce sens, et avant chaque arrivée de ce mois sacré, j'entends des familles parlaient de rallonge budgétaire afin de faire face aux dépenses du ramadan.
  • Le ramadan, est-il vraiment un mois qui coûte trop cher par rapport aux autres mois de l'année ?
  • Pour avoir une idée, il suffit juste de voir la table de n'importe quelle famille lors de la rupture du jeûne : La présence de plusieurs sortes de nourriture et en grandes quantités. Alors que tout cela ne sera pas consommé le même soir. Ce qui restera, soit ira le lendemain aux nécessiteux, mais ce ne sera pas frais ! Soit, tout simplement, à la poubelle, puisque les familles prépareront autres choses pour le soir suivant.
  • Pourquoi ce gaspillage ? alors qu'on est dans un mois de piété et de bonnes œuvres.
  • Il suffit juste de ne pas avoir les yeux plus grands que le ventre et d'acheter raisonnablement en fonction de la consommation de sa famille et dont on a besoin vraiment. Allah n'aime pas le gaspillage ; dans ce sens, il a dit : " Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des démons, et le Démon est très ingrat envers son Seigneur ". Sourate 17, versets 26, 27.
  • Cela ne veut pas dire avare ou négligeant, mais tout simplement manger et boire avec modération.
  • Cette situation est appuyé par la parole suivante d'Allah : " Mangez et buvez, mais ne gaspillez point ! Car Allah n'aime pas les gaspilleurs ". Sourate 7, verset 31.
  • Dans un autre verset, Il a dit : " Ne renferme pas ton poing autour de ton cou par avarice, et ne donne pas non plus à pleines mains, si tu ne veux pas être blâmé ni éprouver des regrets ! ". Sourate 17, verset 29.
  • Allah a loué chez Ses bons serviteurs le juste milieu dans la gestion du budget. Parlant d'eux, Il a dit : " Ceux qui, dans leurs dépenses, tiennent un juste milieu, de façon à n'être ni avares ni prodigues. ". Sourate 25, verset 67.
  • En conclusion, ne gaspillons pas, même si on est riche ! L'esprit de l'islam est de consommer dans la modération et de bien gérer les ressources matérielles et financières qu'Allah nous accordées. Et quand nous voulons réaliser une aumône envers les nécessiteux, il vaut mieux ne pas la faire comme une alternative aux gaspillages, comme par exemple : " puisque il nous reste, et au lieu de jeter, nous allons donner aux pauvres ". Mais avec une bonne intention au préalable.
  • La bonne intention vaut gros, car cela montre que vous êtes généreux et attentionné envers les pauvres et que vous n'êtes pas contraint de le faire pour ne pas jeter le gaspillage occasionné par votre consommation excessive.
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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:29

 

Pour les croyants, les vertus thérapeutiques du jeûne ne font aucun doute, et cela depuis douze siècles. Le Prophète, que le salut et la paix soient sur lui a dit : " Jeûnez, vous serez en bonne santé ", rapporté par Al Boukhari. Dans un autre un hadith, il a dit : " Je te conseille le jeûne, car il n'y a rien en comparaison "; rapporté par Tabarany. Il a dit aussi : " Le jeûne est une protection ". Rapporté par Al Boukhari et Mousim. Il a dit dans un autre endroit : " L'estomac est le refuge des maux, le jeûne est leur traitement ", rapporté par Ahmed, Abou Daoud, et Tirmidy.

 

Allant dans ce sens le journal 20 minutes du jeudi 19 septembre 2013, n° 2520 a publié un artcile intitulé : " Les vertus thérapeutiques du jeûne font débat ". Dans cet article, l'auteur évoque la sortie du livre du Thierry de Lestrade : " Le jeûne, une nouvelle thérapie ? " Le même jour, en soirée, cet écrivan et journaliste présentait avec sa consoeur Sylvie Gilman un documentaire qui abordait le même thème. Les deux journalistes évoquaient des expériences en cours en Russie, en Europe, aux Etats Unis, et en Australie, où médecins et chercheurs étudient les résultas remarquables sur  les patients.

 

Par contre, en France l'observation est très différente, car tout simplement la médecine ne s'y intéresse pas. Néamoins, les choses doivent changer dans les années à venir, car il y a de plus en plus de personnes qui veulent exposer l'idée du jeûne comme moyen de thérapie.

 

Concernant les bienfaits du jeûne sur l'organisme, et toujours selon le journal 20 minutes, les dernières publications de l'équipe américaine du Professeur Valtor Longo montrent que de courtes périodes de jeûne sont aussi efficaces que la chimiothérapie  pour lutter contre certains cancers chez la souris.

 

Pour ma part, et sans aucune prétention de ma part puisque je m'inspirais uniquement des enseignements de notre prophète, j'ai souvent conseillé le jeûne à des amis quand ils perdaient, par exemple, des grandes quantités de sang lors du passage à la selle. En plus des pertes sanguines, ces amis présentaient probablement des symptomes de cancer du côlon, mais ils n'étaient pas prêts à franchir le pas pour une coloscopie, à cause de la gêne qu'elle représente. Après des périodes de jeûne régulières et discontinues les pertes de sang et les symptomes ont disparu petit à petit !

 

Pour conclure, je dirai que l'Islam n'a prescrit aux gens que des choses qu'ils peuvent supporter et qui ne leur apportent que du bien.  

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 12:24

La fête de l'Aïd Al Adha est une fête religieuse, donc par définition sacrée. Cette sacralisation oblige le musulman à la célébrer par des moyens licites. Malheureusement, ces dernières années nous assistons à une recrudescence de campagnes publicitaires encourageant les gens a emprunter de l'argent pour sacrifier un mouton ! Pour rembourser cet emprunt, les banques leur accordent des délais pouvant aller jusqu'à un an. Autrement dit, le temps nécessaire pour pouvoir contracter un nouveau crédit afin de célébrer l'Aïd de l'année suivante ! Il s'agit là d'usure (d'emprunt avec intérêts), pratique formellement interdite par l'Islam.

 

Aujourd'hui, bon nombre de Marocains vivent à crédit : crédit pour acheter une maison, crédit pour acheter une voiture, crédit pour passer des vacances ou voyager. Mais le plus grave dans tout cela c'est que cette pratique déborde sur la sphère religieuse : comment pouvez-vous imaginer contracter des crédits pour pouvoir acheter le mouton de l'Aïd, ou pour passer le mois de Ramadan, afin de pouvoir consommer plus que de raison, ce qui, rappelons le, est très éloigné de l'esprit de ce mois sacré ? C'est un mois où la piété et l'abstinence sont de mise, valeurs spirituelles et non matérielles !

 

Comme vous le savez, bon nombre de pays européens (La Grèce, le Portugal, l'Espagne …) vivent en ce moment une crise sans précédent, et cela à cause des crédits, accompagnés des intérêts, qui sont devenus un fardeau pour les États et pour les populations en même temps. Il y a une décennie on a fait miroiter aux gens l'idée selon laquelle il faut recourir au crédit pour vivre mieux. Mais la réalité a montré que cette solution facile n'engendre, en fin de compte, que misère, chômage, licenciements massifs et précarité. Car un jour ou l'autre il faut payer le prix fort de cette politique.

 

Maintenant, revenons en au cas des musulmans qui veulent acheter une bête à crédit, pour pouvoir la sacrifier. Dans ce cas de figure, c'est encore pire, car il s'agit de quelque chose de sacré. Le Prophète, que la bénédiction et le salut soient sur lui, a dit : « Ô gens ! Allah est bon et n'accepte que ce qui est bon. Allah a donné aux croyants les mêmes ordres que ceux qu'Il a donnés aux Messagers. Allah l'Exalté a dit : « Ô vous qui avez cru ! Mangez des choses licites et pures que Nous vous avons données ». Puis il évoqua l'exemple de cet homme qui durant son long voyage, les cheveux en broussaille et tout couvert de poussière, tendit les mains vers le ciel en implorant : « Seigneur ! Seigneur ! » « Alors qu'il ne s'est nourri que de choses illicites. Comment donc exaucerait-Il les vœux d'un tel homme ? ». Rapporté par Mouslim.

 

Pour conclure, un bon musulman ne doit être guidé que par sa foi et sa raison. Il doit accepter et se contenter de vivre selon les moyens qu'Allah lui a accordés. Il ne doit pas recourir à des moyens factices et, qui plus est illicites, pour vivre au dessus de ses moyens, uniquement pour faire comme son voisin, et donner l'illusion, aux autres et à lui-même, qu'il possède plus qu'il n'a réellement. Il devrait savoir que la véritable richesse réside dans la foi et la piété. Sans ces deux véritables richesses, même l'homme le plus riche de la terre n'est en fait qu'un homme misérable, dont la vie n'a aucun sens et aucune valeur.

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:05

L'autre jour, alors que je rentrais de mon travail en métro, ma vue fut brusquement saisie par un personnage insolite qui entrait dans la rame et allait rapidement s'asseoir au milieu de plusieurs personnes, dont essentiellement des femmes. Elles, de même que les autres passagers, firent semblant de ne pas le remarquer, mais je sais fort bien qu'il n'en était rien.

Personne ne pouvait ne pas avoir remarqué son entrée, fracassante bien que silencieuse. En effet, son costume ne pouvait passer inaperçu, et c'était sûrement son objectif. Il portait une longue djellaba blanche insipide (je dis insipide, comparée aux belles djellabas qui font notre patrimoine) au-dessus d'un pantalon qui semblait être un jeans, le tout agrémenté d'un blouson, d'une paire de baskets et d'une chechia !

 

Chacun est libre de s'habiller comme il l'entend, et, après tout, cet homme était sûrement plus décent que ceux qui portent un pantalon leur descendant au-dessous du nombril, ou avec le caleçon leur sortant du pantalon. Ce qui me dérangeait un peu, c'était le mixage de styles aussi divers. Mais c'est peut-être justement la création d'un nouveau style vestimentaire. Le problème c'est que son attitude très discrète dénotait avec son style vestimentaire aussi voyant et surtout aussi inélégant. Il est possible qu'il ait choisi ces vêtements par goût ou simplement pour leur confort. Il est aussi possible qu'il l'ait fait pour revendiquer son appartenance.

 

Faut-il s'habiller de la sorte pour montrer son appartenance religieuse ? A-t-on même besoin de la montrer ? Elle est déjà suffisamment visible puisque dans l'opinion publique tout Arabe ne peut être que musulman. Ce qui est faux, puisqu'il y a des Arabes qui sont d'autres confessions religieuses, de même que la grande majorité des musulmans à travers le monde ne sont pas arabes.

 

En Occident, plus encore que dans les pays musulmans, nous nous devons de donner la meilleure image de notre religion et de nous-mêmes. Nous ne devons pas donner l'impression de nous chercher, d'être partagés entre deux cultures ou de nous réfugier dans le passé, comme le fait cet homme que j'ai pris pour exemple. Nous devons être sûrs de nous et de nos valeurs, les vivre et les porter au-delà d'un simple costume. On peut être pleinement nous-mêmes quel que soit notre vêtement.

 

Le costume ne fait pas le musulman. La piété et le respect de notre religion ne se mesurent pas à la longueur de la barbe pour les hommes, ou à la longueur du voile pour les femmes. La foi est une affaire personnelle, qui ne regarde que le fidèle et Dieu, son Créateur. Lui Seul est juge de notre comportement et de notre fidélité envers Son message et Ses commandements.

 

Par conséquent, il me semble totalement inutile de s'afficher de la sorte, et même contre-productif, puisque les autres le perçoivent comme une provocation ou un rejet à leur égard. On vit dans une société occidentale par choix, il faut l'assumer et accepter ses codes. Gardons notre Islam dans nos cœurs et dans notre mode de vie, dans notre relation à tous les êtres qui nous entourent, dans notre respect des lois de Dieu et des hommes. Celles-ci sont parfaitement compatibles, contrairement à ceux que veulent faire croire tous ces incultes, qui ont fait de l'islamophobie leur fond de commerce.

 

Etre musulman, c'est obéir aux préceptes de Dieu sur un plan spirituel, mais c'est aussi remplir les obligations sociales qu'ils nous a imposées. Quelles sont-elles ? C'est d'abord travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, éduquer ses enfants pour en faire des êtres intelligents respectueux de tout leur environnement, prendre en charge nos parents lorsqu'ils vieillissent et venir en aide à tous ceux qui souffrent, près de nous ou loin de nous. Nous pouvons illustrer ce propos par une parole de notre Prophète, que la paix et le salut soient sur lui : « le bon musulman est celui qui ne nuit à personne, à commencer par les musulmans, ni par la parole ni par le geste ». Autrement dit, si nous voulons être de bons musulmans, et des exemples pour notre société, nous devons nous contenter de faire le bien autour de nous, par nos gestes et nos paroles. C'est par nos actes, et non par nos vêtements, que nous pourrons faire honneur à notre religion et contribuer à ce qu'elle soit respectée, reconnue et embrassée partout dans le monde. Oublions donc le costume physique et mythique des premiers musulmans et concentrons-nous plutôt sur l'esprit de l'Islam, qui est atemporel et universel.




N. I.

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 22:54

Sourire est un mécanisme complexe qui consiste à faire bouger les muscles des mâchoires pour donner lieu à un mouvement léger de la bouche ; cette action exprime la sympathie ou la satisfaction. On peut dire que c'est la plus belle expression humaine.

Mais le sourire, est-il spontané ou calculé  ?

 

Un sourire authentique fait appel au muscle près de la bouche (le zygomatique) et les muscles près des yeux (l'orbiculaire près de l’œil). On dit qu'un sourire authentique ne se produit qu'involontairement en réponse à une émotion positive. Si vous voulez savoir si un sourire est authentique, alors vérifiez en regardant si les yeux se plissent naturellement.

 

En revanche, le sourire poli ou commercial est produit par un seul muscle, qui est le zygomatique. Donc, il est réfléchi et calculé.

 

Les manifestations du sourire :

 

Le sourire peut exprimer un langage comme par exemple souhaiter la bienvenue à quelqu'un, mettre une personne à l'aise. Un sourire assure et rassure. Il est universel, puisque tous les êtres humains savent le faire. Il aide aussi à gérer le stress et sortir des situations de gêne.

Un sourire peut rendre la vie plus belle, arranger les choses. Alors si vous voulez demander quelque chose à quelqu'un, allez tout simplement le voir avec le sourire.

 

Le sourire en Islam :

 

L'Islam a recommandé le sourire, car il contribue à établir de bonnes relations avec les gens et crée une ambiance de sympathie entre eux. Le Prophète, que la bénédiction et le salut soient sur lui a dit : « Le fait de sourire à ton frère est une aumône ». Rapporté par Al Boukhari.

Il a dit dans un autre hadith : « Ne méprise aucune bonne action, ne serait-ce qu'en rencontrant ton frère avec un visage souriant ». Rapporté par Muslim.

Il a aussi dit : « Vous ne pouvez pas donner de l'argent à tout le monde, mais montrez leur de la sympathie et faites preuve de bonne moralité ». Rapporté par Muslim.

 

Donc, à tout point de vue, il vaut mieux présenter au monde un visage souriant qu'un visage renfrogné. Ainsi, vous manifestez naturellement votre bonheur d'être sur cette terre et de la reconnaissance, pour cela, envers votre Créateur.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 01:01

La jalousie est un sentiment de frustration face à la réussite d'autrui, à son bonheur ou à ses avantages.

 

Il existe deux sortes de jalousie :

 

a- L'envie de voir disparaître les avantages ou le bonheur des autres, pour en jouir seul.

 

b- L'envie de voir disparaître les faveurs de la vie des autres, sans même espérer en profiter.

 

Ces deux sortes d'envie sont interdites en Islam, car elles reflètent un mauvais trait de caractère, dont l'être humain doit à tout prix s'éloigner. Ce genre de sentiment est néfaste d'un point de vue religieux mais aussi psychologique. En effet, poussé à l'extrême, il peut engendrer une maladie psychique chez la personne, l'empêchant de vivre sereinement sa vie et de vouloir du bien aux autres. Allah a dit : « Leur appartient-il de dispenser les grâces de Ton Seigneur ? Non ! C'est Nous qui répartissons entre eux ici-bas leurs moyens d'existence et les élevons en degrés, les uns supérieurs aux autres, afin qu'ils se rendent service mutuellement », sourate les Ornements, verset 32.

 

La jalousie comme mauvaise action :

 

En plus d'être condamnable, l'envie fait perdre des bonnes actions à son auteur, car le croyant se doit de vouloir du bien à tout le monde. Son cœur doit ainsi être le miroir de sa foi et de sa croyance. Le Prophète, que le salut et la bénédiction soient sur lui, a dit : « Méfiez-vous de l'envie, car elle dévore les bonnes œuvres, comme le feu dévore le bois », rapporté par Abou Daoud.

 

La jalousie autorisée par l'Islam :

 

Il y a cependant une sorte d'envie qui est autorisée. C'est celle qui incite l'être humain à travailler et à se surpasser pour arriver au même niveau que les personnes qu'il admire, afin de profiter des mêmes avantages, ou même plus. Ce comportement est même louable, à condition toutefois qu'il ne souhaite pas, dans le même temps, la disgrâce des autres. Le Prophète, que le salut et la bénédiction a dit dans ce sens : « L'envie n'est louable que dans deux cas. On peut envier une personne qu'Allah a pourvu d'une richesse qu'elle dépense comme il se doit (en faisant des aumônes). On peut aussi envier une autre à qui Allah a accordé un savoir qu'elle enseigne, ou dont elle se sert pour régler des différents entre les gens », rapporté par Al Boukhari.

 

Et le croyant dans tout cela ?

 

Le croyant est un être humain comme les autres, et de ce fait il n'est pas à l'abri de ce sentiment. Mais il doit s'efforcer de le combattre, afin de ne pas y prendre goût. Il s'efforcera de s'habituer à prononcer : « Ma Ch'Allah /Qu'Allah la préserve » dès qu'il voit quelque chose qui lui plaît.

Cependant, le meilleur remède contre la jalousie reste de toujours garder à l'esprit ce hadith qui dit : « Nul d'entre vous n'aura véritablement la foi tant qu'il ne souhaitera pas pour son frère ce qu'il souhaite pour lui-même », rapporté par Al Boukhari et Muslim.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 17:19

Tout au long de ce mois sacré, nous avons traité plusieurs aspects du Ramadan, et nous aimerions évoquer, aujourd'hui, l'aumône qui couronne la fin du jeûne.

Cette aumône est obligatoire pour chaque musulman qui en a les moyens. Elle est due par tout musulman, grand ou petit, homme ou femme. Elle doit obligatoirement être faite à un musulman. En temps normal, nous pouvons faire la charité à n'importe quelle personne, quelle que soient sa religion ou ses convictions, mais cette aumône est strictement réservée aux musulmans.

 

Objectif spirituel :

 

Elle permet de purifier l'âme des actes qui auraient pu « souiller » le jeûne, tels que les commérages ou des propos obscènes qu'on aurait tenu. Le but de cet accomplissement est donc de faire en sorte que ces actes soient absous. Elle apprend également au musulman à être généreux et à s'éloigner de l'avarice, ce que le Ramadan lui-même nous enseigne.

 

Objectif social :

 

Elle aide le nécessiteux à améliorer sa situation financière le jour de l'Aïd et à célébrer joyeusement cette fête comme le reste de ses coreligionnaire, en lui permettant d'acheter ce dont il a besoin. Elle contribue ainsi à répandre la solidarité entre les membres de la communauté musulmane.

 

Sa quantité et sa nature :

 

Elle est évaluée à un Saâ , mesuré par quatre fois la contenance des deux mains pleines de la nourriture (l'équivalent de 2100g) la plus généralement répandue dans le pays où l'on vit, telle que le blé, l'orge, le riz, les dattes, le maïs, etc.

Mais aujourd'hui, en dehors des campagnes, la grande majorité des musulmans s'en acquittent en argent. C'est le cas pour ceux qui vivent en Europe et dans les autres pays occidentaux et cela pour des raisons de commodité. En l’occurrence, en France elle est fixée à 5 euros pour chaque musulmane et musulman. Dans chaque foyer, cette somme doit être multipliée par le nombre de personnes qui le composent, quel que soit leur âge.

 

Quant à la période de sa remise, il y a trois temps :

 

- Un temps large où il est possible de la remettre un jour ou deux avant l'Aïd.

 

- Un temps obligatoire préférentiel : c'est le jour même de l'Aïd, depuis l'aube jusque juste avant l'accomplissement de la prière.

 

- Un temps obligatoire indéterminé, qui s'étend de l'accomplissent de la prière jusqu'à une date non limitée, mais dans ce cas elle perd de sa valeur et devient un simple acte de charité.

 

Les personnes pouvant en être bénéficiaires :

 

Dans les pays musulmans, il vaut mieux la donner aux voisins ou aux proches pauvres de la famille, car dans ces deux cas on ne peut pas se tromper sur la situation économique des personnes concernées. Je rappelle que lorsqu'on donne aux proches de la famille, cette aumône est considérée en plus comme un moyen d'entretenir des liens familiaux*.

Par contre, en France, les personnes vivant dans la précarité perçoivent un revenu qui s'appelle le RSA (Revenu de solidarité active). Mais on trouve des personnes qui connaissent des difficultés financières encore plus importantes, sans aucune aide de l'Etat. C'est le cas par exemple des étudiants étrangers non boursiers ou encore des personnes vivant en situation irrégulière, qui n'ont pas le droit de travailler et qui se retrouvent donc sans ressources.

 

A vous de considérer la situation des personnes qui vivent près de chez vous, et de choisir de la donner à celles qui vous semblent le plus dans le besoin. Si vous ne connaissez personne dans une telle situation, vous pouvez la donner à la mosquée, dont l'imam se chargera de la redistribuer à bon escient.

 

La bonne conduite à tenir :

 

Lorsque vous voulez la donner, déplacez-vous chez la personne concernée et non le contraire. Cela pour deux raisons :

 

1- En vous déplaçant chez la personne concernée, vous gagnerez des récompenses auprès d'Allah.

 

2- Cette démarche respecte et ménage la dignité de la personne qui reçoit et témoigne de votre modestie.

 

Dernière chose, tout d'abord soyez discret* en accomplissant cette obligation, ne demandez jamais un service en contrepartie, et enfin si un jour vous avez un problème avec cette personne, ne lui rappelez jamais que vous lui avez, par le passé, donné cette aumône. Si vous faites cette erreur, votre mérite sera annulé et votre estime tombera auprès d'Allah le Très haut, Qui, rappelons-le, nous a tout donné sans aucune contrepartie.

 

 

* Voir l'article : L'aumône faite dans la discrétion.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 23:26

J'ai lu dernièrement sur un forum, que je ne citerai pas parce qu'il me semble complètement inintéressant, qu'il fallait s'inquiéter du « halal », parce qu'il serait plus qu'un mode alimentaire, un mode de vie.

Avant de lancer des propos de ce genre, dans l'unique but de faire peur à la société française, et d'augmenter le taux d'islamophobie, qui est déjà malheureusement très haut, il faut commencer par expliquer les termes utilisés.

On va commencer par le terme « halal », qui a trop souvent été utilisé pendant la dernière campagne électorale présidentielle.

En France, on ne connaît ce terme que pour désigner la viande, et en général tous les plats cuisinés, que les musulmans pratiquants peuvent consommer. Dans ce sens, il est l'équivalent du terme « casher » pour les juifs pratiquants. En ce qui concerne la viande, pour en revenir à ce qui a été source de débat et de polémique dernièrement, il renvoie à la méthode d'abattage des bêtes selon le rite musulman.

Quelle est-elle et pourquoi ? Selon le rite musulman, pour que la viande d'un animal puisse être consommée, il faut qu'il soit vivant et donc conscient au moment de son abattage. On l'égorge donc, sans l'assommer au préalable, après avoir prononcé le nom d'Allah, ce qui n'est autre qu'une manière de Lui rendre grâce, et de rappeler aussi qu'on tue cette bête avec Sa permission. Il a crée les animaux, dont certains pour nous alimenter, et c'est donc avec Son autorisation qu'on le fait. Ainsi, il est strictement interdit de tuer des bêtes pour le simple plaisir, comme cela est le cas dans les corridas, les chasses à cour, ou les safaris. Soi dit en passant, le rite juif prône la même méthode d'abattage, ce qui permet aux musulmans de consommer également la viande « casher ». Notons également que cette dernière méthode, bien que la même, n'a nullement été remise en cause par les hommes politiques, à l'exception d'une fois, puis tout le monde s'est tu après la visite du grand rabbin de France au premier ministre.

Mais la question n'est pas là, alors revenons en à nos moutons. Les musulmans n'égorgent pas les bêtes pour le plaisir de les faire souffrir. Au contraire, la personne responsable de l'abattage doit être une personne experte au geste précis, pour que la mort survienne dans les quelques secondes qui suivent. Je vous rappelle que les décharges électriques que l'on fait subir aux bêtes dans les abattoirs traditionnels n'a rien d'indolore non plus, pour s'en rendre pleinement compte il suffit de faire soi-même l'expérience d'une infime décharge électrique !

Pourquoi cette méthode d'abattage ? Tout d'abord par respect pour les bêtes, et oui, n'en déplaise à tous ceux qui haïssent notre religion, les musulmans doivent respecter toutes les créatures de Dieu, et les animaux en font partie ! Ils ont été crées pour être au service de l'homme, que ce soit comme moyen de transport ou pour son alimentation. Mais il a le devoir de les respecter et de ne pas les faire souffrir. Ainsi, de même qu'il n'a pas le droit de leur imposer une charge au-dessus de leur capacité ou de ne pas les alimenter correctement, de même lorsqu'il s'agit de les abattre pour se nourrir il doit le faire le plus humainement possible.

Dans les meilleures conditions d'abattage prônées par l'Islam, mais que l'on peut difficilement appliquer à grande échelle dans les abattoirs d'aujourd'hui, l'animal ne doit absolument pas voir le couteau du boucher, pour ne pas être terrorisé, et lorsque le geste est précis, c'est la méthode la plus rapide et la moins douloureuse, puisque la mort survient dans les quelques secondes qui suivent. Cette méthode permet aussi d'évacuer tout le sang de la bête, ce qui rend la viande plus saine à la consommation. Les non-musulmans que je connais et qui ont testé la viande des boucheries arabes affirment que son goût est bien meilleur, de plus elle est moins chère. Pour ceux qui craignent que l'Islam ne soit une maladie contagieuse, qu'ils soient rassurés, consommer de la viande « halal » ne rend pas musulman ! Voilà pour ce qui est de la viande « halal ».

 

Venons en maintenant au mode de vie. Le « halal » est-il un mode de vie ? Je vous dirai sans hésiter oui, ou tout au moins il devrait l'être dans une société, ou une communauté idéale. Pourquoi ?

Le mot « halal » signifie licite, en l'occurrence ce qui est autorisé par la religion musulmane, en opposition au mot « haram » qui signifie illicite, interdit par la religion. Ces deux termes, ou ces deux notions, couvrent tous les domaines de la vie. En d'autres termes le premier renvoie au bien et le deuxième au mal. Rappelons que les trois religions monothéistes, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, qui ont toutes la même source, défendent les mêmes valeurs (le respect de Dieu et de toute Sa création, le respect des parents, l'honnêteté, le pardon, la générosité...) et prônent les mêmes interdits (le meurtre, l'adultère, le vol, le mensonge...). Elles ont donc, pour l'essentiel, la même conception du bien et du mal.

Une personne qui ne veut vivre que dans le « halal » va tout faire pour suivre le droit chemin selon l'Islam (et les deux autres religions) : elle sera honnête dans tous les domaines, travaillera pour vivre (parce que l'Islam défend le travail qui est considéré comme un acte de foi – la mendicité, quelle qu'elle soit étant considérée comme la pire des tares), donnera la meilleure éducation possible à ses enfants (éduquer ses enfants étant une obligation religieuse), respectera la société dans laquelle elle vit (le respect et l'aide aux voisins étant aussi une obligation religieuse)... En résumé, cette personne vouera sa vie au bien et fera tout pour éviter le mal.

Une société, ou une communauté, vouée au mode de vie « halal » ne devrait inquiéter personne, bien au contraire ! Si tel était le cas en France et ailleurs dans le monde, la criminalité, sous toutes ses formes, serait pratiquement inexistante (les prisons donc quasi vides), les écoles seraient pleines d'enfants studieux et respectueux, tout le monde travaillerait et considérerait toute aide sociale comme un déshonneur, les rapports humains seraient fondés sur le respect et l'entraide... Nous aurions une société idéale et les musulmans seraient, ce qu'ils devraient être, un modèle pour tous.

Bien sûr, la majorité des musulmans dans le monde, contrairement à leurs dirigeants, vivent en harmonie avec leur foi. En France aussi, la majorité d'entre nous vivons selon ce principe, mais nous sommes la majorité silencieuse dont personne ne parle. Par contre, les médias ne cessent de nous montrer nos brebis galeuses, les musulmans « égarés », qui sont trop nombreux à mon goût, et qui nous font honte chaque jour.

Tous ceux qui préfèrent vivre de l'aide sociale plutôt que de travailler, tous ceux qui n'éduquent pas leurs enfants, tous ceux qui ne s'expriment que par la violence, tous ceux qui emplissent les prisons... tous ceux qui vivent dans le non « halal » sont une honte pour nous tous, bons musulmans, et pour toute notre religion.

Voilà la raison pour laquelle le « halal » devrait être un mode de vie. Nous musulmans, nous y aspirons de toutes nos forces, et si tous les non-musulmans comprenaient cela, ils le souhaiteraient au lieu de le craindre ! Souhaitons qu'un jour toutes les brebis galeuses rejoignent le troupeau et vous verrez qu'on connaîtra alors des jours meilleurs dans une société et un monde enfin apaisés.



N.I.

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